« Optimisme et radicalité » : deux mots qui incarnent Génération 2050, le nouveau plan stratégique de l’EDHEC, selon Emmanuel Métais, directeur général de la business school. Mais comment l’école entend-elle déployer ses ambitions à horizon 2050 ?
Un plan à quatre ans qui se projette à horizon 2050 : c’est le pari de l’EDHEC qui voit en cette échéance une date symbolique. « Réduction des émissions carbone, protection de la biodiversité, baisse des inégalités, accès universel à l’éducation : c’est une année charnière pour l’Humanité. C’est aussi l’année où nous diplômerons la génération qui naîtra entre 2024 et 2028 ! » estime Emmanuel Métais. Un horizon qui va de pair avec une ambition : celle de « radicaliser sa posture au service des générations futures, en les inscrivant dans l’action ».
Favoriser l’émergence d’entreprises net positive
Pour ce faire, l’EDHEC détaille les trois lignes directrices de son nouveau plan stratégique. La première : favoriser l’émergence d’entreprises net positive : « des entreprises qui ne voient pas le développement durable comme un objectif de diminution de leurs externalités négatives mais comme un objectif de maximiser leurs impacts positifs ». Pour ce faire, l’école va capitaliser sur son Centre for Responsible Entrepreneurship et lancer, dès la rentrée 2024, le Centre for Net Positive Business. Son objectif ? Explorer la manière dont les entreprises peuvent créer un impact positif net sur la société, l’environnement et l’économie mondiale. Au total, vingt millions d’euros devraient être investis en ce sens en quatre ans.
Former à transformer : une priorité du nouveau plan stratégique de l’EDHEC
Pour l’EDHEC, cette transformation des entreprises passe par une évolution de la formation de ses étudiants : « il faut que tous nos élèves soient prêts à changer les choses de l’intérieur dans les entreprises » constate Emmanuel Métais. C’est dans cette dynamique que la business school a conçu « un nouveau cadre de compétences – l’EDHEC Impact Skills Model6 – qui s’appuie sur plus d’une décennie de recherches menées par le NewGen Talent Centre. Celui-ci fait ressortir trois compétences indissociables et complémentaires : l’esprit critique pour remettre en question les systèmes établis et imaginer des alternatives viables, le sens de l’action pour mener à bien des projets concrets avec des résultats tangibles et la coopération pour garantir un changement profond et durable des écosystèmes » détaille Benoit Arnaud, directeur des programmes de l’EDHEC. Sur le plan académique, cela se concrétise par la mise en œuvre d’un nouveau parcours pédagogique, Transformative journey, axé sur ces trois compétences clés et qui représentera au moins 20 % des crédits ECTS à valider pour obtenir son diplôme. Autres projets dans les tuyaux : la refonte pédagogique des Sustainable Impact Projects en BBA, la participation des étudiants de première année du PGE à la Fresque des nouveaux récits et la création du label Citizen Associations basé sur les critères d’éthique, de gouvernance, d’impact social et environnemental de l’association, afin de « devenir une référence sur l’engagement citoyen des jeunes générations. » 100 % des associations étudiantes devraient être impliquées dans cette démarche d’ici 2028.
Cap sur la finance durable
Troisième axe au cœur du nouveau plan stratégique de l’EDHEC : la finance durable. L’école va ainsi créer la Climate Finance School « pour catalyser l’impact de son centre de recherche en finance ». Elle souhaite ainsi « mettre son expertise de recherche en finance du climat au service de ses formations diplômantes mais aussi de la communauté des décideurs économiques, via l’accompagnement des acteurs publics et privés (institutions et directions financières). Au sein de l’EDHEC, cette initiative a pour vocation de systématiser l’enseignement de la finance du climat à tous les niveaux d’intervention : dans les troncs communs, les programmes de finance et les spécialisations en finance durable » explique l’école. En parallèle, celle-ci entend poursuivre son objectif d’outiller l’industrie financière à travers Scientific Portefolio, une fintech qui aide les investisseurs à analyser et construire des portefeuilles d’actifs de manière indépendante.