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Margot Dobrzynski ou l’engagement créatif

Margot Dobrzynski, régisseuse chez Xilam depuis quelques années, est aussi une artiste, qui plus est engagée. Attention, d’abord par plaisir et nécessité, ensuite parce qu’il n’est pas possible pour elle de consommer et de gaspiller autant !

Le côté artiste de Margot on le trouve d’abord dans la musique, dès l’enfance quand elle a commencé le piano. Ensuite elle a chanté, joué de l’harmonica, car elle aime le blues. Pourtant elle ne l’a pas, elle est tout sourire quand on se rencontre chez Xilam pour parler de sa passion, le recyclage d’objets.

Margot est également très nature, elle se décrit comme « une bidouilleuse de meubles et d’objets » qu’elle peut récupérer, chez elle ou dans la rue, voire même parfois dans les poubelles ! Il y a aussi des gens qui lui donnent des objets qui ne leur plaisent plus. Selon son inspiration elle les ressort pour les transformer, « en faire quelque chose d’autre ». Découvrez ses créations en fin d’article.

Margot est aussi un peu modeste, car ce « quelque chose » comme elle dit a bel et bien été travaillé, avec talent et du simple carton d’emballage !

« C’est venu d’une table que je voulais relooker pour une copine qui rêvait d’une mosaïque. Mais la table n’était pas adaptée pour ça, elle était trop fragile pour supporter le poids des tesselles. Il a fallu alors que je réfléchisse à comment en réaliser une autrement. Au départ, je me suis dit que j’allais la dessiner, faire un trompe-l’œil. Mais cela n’avait pas le même rendu bien-sûr.  Et puis j’ai commencé à coller des papiers colorés dessus. J’ai fait le tour de certains magasins de création et de loisirs créatifs. Mais quand j’ai vu le prix de la feuille de papier j’ai renoncé ! ».

Un rapport prudent face à la consommation effrénée

Face à ces « coûts de production » élevés, Margot va jouer la carte de la récup’, celle des emballages cartons en l’occurrence : « A cette époque il y avait beaucoup de cartes postales publicitaires. Je les trouvais jolies, il y avait des explosions de couleurs, beaucoup de créativité. Et ça m’est venu comme ça en fait. Tiens, ce violet est très beau, et ce bleu irait bien, etc… Puis au bout d’un moment j’ai réalisé que je pouvais découper les lettrages, les dessins, les graphiques. Et je me suis rendue compte que je pouvais aussi utiliser des emballages de cartons alimentaires…une vraie mine d’or en fait !

 J’ai ensuite collé ces bouts de cartons que je découpais « façon » mosaïque, comme des vraies tesselles avec des bords tranchants, coupés net.

Puis je me suis demandée comment les faire tenir, comment faire en sorte que ça tienne dans le temps, et que ça ait un aspect de faïence véritable. Alors j’ai commencé à faire ma petite tambouille, mes petits essais. J’ai acheté plusieurs vernis de toutes sortes. J’ai eu des résultats plus ou moins mitigés, jusqu’au moment où j’ai trouvé le fini qui me convenait, la bonne recette ».

Le résultat de nombreuses heures de travail, qui fait qu’aujourd’hui les gens sont bluffés par le rendu.

Alors si à l’époque on n’était pas dans l’esprit du recyclage comme aujourd’hui, Margot a toujours eu un rapport prudent face à la consommation effrénée. D’origine polonaise, elle a passé du temps en Pologne, à l’époque où le pays souffrait économiquement.  « Mes parents voulaient absolument que je parle le polonais. Donc ils m’ont laissé là-bas pendant 6 mois quand j’étais gamine. J’ai vu un peu leur façon de faire, le système D, et les artistes là-bas sont très très créatifs ».

Mais pour elle, les stars de la récup’ ce sont les africains. « Ce sont eux qui ont commencé, bien avant nous, avec les sacs plastiques. Alors je m’en suis inspirée aussi. J’ai réalisé des lampes avec des sacs plastiques que j’ai découpés. Cela donne des explosions de couleurs, qui varient selon que la lampe est allumée ou éteinte », savoure-t-elle.

Prolonger la vie d’un objet, lui donner une seconde vie, c’est ce qu’apprécie Margot. Elle travaille par exemple avec les papiers cadeaux de Noël que les gens jettent alors qu’ils n’ont servis que quelques minutes. « Et les trois quarts du temps ces papiers sont magnifiques avec des super motifs.

J’ai relooké plein de choses avec ces papiers cadeau, comme avec les sacs plastique. Des lampes, des boites, des chaises ».

Une motivation encourageante pour l’avenir

Aujourd’hui son esprit anti-gaspi, recyclage, et sa créativité se retrouvent dans son métier de régisseuse.  Par exemple, « Je récupère tout ce que je peux récupérer pour faire faire des économies à Xilam. Des stylos qui traînent, les crayons qui ne sont pas taillés, qu’on retrouve au fond d’une boite. Alors il faut faire le tri, remettre ça en circulation. C’est juste un effort éco-citoyen, sinon ce n’est pas possible, on ne peut pas gaspiller autant. On n’a pas besoin d’acheter 25 classeurs neufs, on peut en réutiliser, on les nettoie, on enlève les vieilles étiquettes et c’est reparti pour un tour. On n’a pas besoin de tout jeter. Là aussi il y a un effort considérable à faire. Et les gens sont d’accord, ils comprennent. D’ailleurs, les jeunes qui arrivent sont de plus en plus sensibles parce qu’on leur a appris plus tôt et, du coup, ça vient beaucoup plus facilement. Aujourd’hui il y en a qui viennent me dire « tu sais, là il y a un robinet dans telle toilette qui goûte, et cela c’est bien encourageant ! », se réjouit Margot.

Autre motif de satisfaction, le tri sélectif mieux compris. « Tout ce que j’ai mis en place sur tous les espaces de bien-être et de repas est pris en compte, les gens trient et vont jeter telle bouteille à tel endroit, tel papier à tel autre, les bio-déchets vont au compost pour lequel on a reçu le feu vert », explique Margot.

Ainsi Xilam devient toujours plus vertueuse, et sur les recommandations de la régisseuse, une partie du traitement des déchets est aujourd’hui assurée par une société spécialisée, plus efficace que ce que propose la ville de Paris. « C’est une entreprise qui fait travailler des handicapés et qui fait du vrai recyclage. Ils récupèrent les bouteilles en plastique transparent qui ont un certain taux de plastique pour rejoindre une filière spéciale qui va en faire des polaires ou des petites fournitures, idem pour les canettes qui bénéficient aussi d’un vrai recyclage », précise Margot.

Aujourd’hui l’engagement de Margot, qu’elle essaye de partager « sans donner de leçons », passe très bien chez Xilam. « Certains viennent même me voir pour me dire qu’ils ont trouvé tel produit qui pourrait être plus éco-responsable qu’un autre. Ils sont vraiment très motivés, c’est chouette et comme cela vient notamment des plus jeunes, c’est vraiment encourageant pour l’avenir », conclue-t-elle toujours avec cette joie de vivre elle aussi contagieuse.

Pas de doute qu’avec Margot Dobrzynski et son engagement communicatif Xilam va poursuivre son avancée dans la transition environnementale. La régisseuse ne manque pas d’idées ni de projets à mettre en place pour aller dans ce sens. Et elle sait qu’elle peut compter sur une équipe dirigeante et des collègues toujours plus à l’écoute. 

Propos recueillis par Christophe Hamieau pour Xilam Green.

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